L’Inde 2008

lundi 16 février 2009

Voyage en Inde du 19 octobre au 01 novembre 2008.

Vendredi 17 Octobre

Nous (Jo et Els) arrivons à l’aéroport de Delhi à 5 h du matin et sont accueillit par les Matt (le grand et le petit) et Marian qui vient également d’arriver. Nous prenons le taxi vers l’hôtel Potala Guesthouse à Majnu ka Tilla, un camp de refugiès tibétains au nord de Old Delhi. Les matelas sont maigres et le système d’évacuation d’eau pas très réussi mais nous nous endormons quand même vite après ce nuit de voyage.

Vers midi nous partons à 5 direction Old Delhi. Les gars des rickshaw se mettent en sueur pour nous emmener au métro. Le gardien se renseigne de suite sur notre mariage, enfants, boulot etc ce qui résulte en un mariage blanc entre Marian et p’tit Matt. Une fois sorti du calme du métro airconditionné, nous nous retrouvons de suite en plein bordel.

Il fait 35° C, l’air pollué s’attaque à nous poumons comme les odeurs de nourriture et de pourriture à nos narines. Nous partageons le trottoir avec les petits bouisbouis pleins de tapis, de pièces de motos, de nourriture et de vêtements, avec les mendiants, les vaches et les centaines de piétons. Une fois sur la route nous devons faire attention à ne pas se faire écraser par les vélos, les rickshaws, les touktouks ou les chariots tirés par un vélo, un dromadaire ou un boeuf et poussés par un ou plusieurs mecs : les pousse pousse.
Nous cherchons pas sans peine notre premier but : le Jama Mashid, la plus grande mosque Moghul de Delhi. Malheureusement les Indiens sont toujours très serviables et même ceux qui ne connaissent pas le chemin ou ne comprennent pas un mot de ce que nous demandons nous donnent des indications vers les 4 coins de la ville.
Ce monument, complètement construit en grès rouge, nous accueille chaleureusement,
un île de tranquillité dans la mer turbulente de Delhi. Après la prière de l’après-midi nous rentrons pieds nus, Marianne vêtu en linge de table, gracieusement prêté par le gardien pour couvrir les bras nus.
Nous sommes tous impressionnés par la dextérité des ouvriers pour faire un chef d’oeuvre pareil. Nous montons la minaret pour le coucher du soleil et se font écraser en haut de la tour. Personne se sent très à l’aise alors nous descendons vite pour s’aventurer dans le bazaar en face du mosque et un peu plus loin nous voyons des jeunes en train de jouer le cricket, le sport national de l’Inde. Voici les supporters.
Le soir nous mangeons à New Delhi, ce qui ressemble à n’importe quelle ville Européenne et nous repartons à Magnu ka Tilla.






Samedi 18 Octobre

La journée commence tôt pour Jo et Marian qui vont chercher Katleen à l’aéroport à 6 h du matin. L’après-midi nous partons vers le red ford, de nouveau un oasis dans le chaos de Delhi. La première chose qui nous frappe de nouveau en arrivant sur la route est le tracas. Le bruit de plusieurs centaines de claxons nous submerge dès qu’on se met en route et nous comprenons vite pourquoi.
Sur toutes les véhicules sont marquées 2 phrases. La première "Keep distance" est suivie très stricte par tout le monde en laissant au moins 5 mm entre 2 véhicules. la deuxième est suivie avec encore plus d’enthousiasme et dit : "Blow Horn".
Dans le fort nous n’entendons rien de tout ça et nous profitons des jardins tranquilles avec leur gardiens en costume bleu traditionnel avec des baskets. Le style Mughal des bâtiments est magnifique, tout en grès rouge et marbre blanc couvert d’une multitude de mosaïques et du filigrane fins comme de la dentelle. Nous nous régalons les yeux avant de prendre la route vers Karims restaurant, un resto très connu avec des plats à se manger les doigts. En même temps les Matts vont chercher Loïc.
De nouveau ça nous étonne de voir comment les différents véhicules comme les vaches, les rickshaws, les camions et les bus se partagent la route sans trop d’accidents. Vive les claxons.







Dimanche 19 Octobre


Nous partons à l’hôtel à 6h du matin pour récupérer les 2 derniers à l’aéroport : Tophe et Nono et prenons de suite la route vers le nord. Pendant des heures la pollution nous poursuit, pas seulement dans les poumons mais aussi au bord de la route où nous passons des déchetteries à perte de vue. Nous prenons le premier petit déjeuner vraiment indien ensemble qui nous prépare pour les épices du reste du voyage.

Sur la route règne toujours le même chaos et les mêmes bruits. Nous comprenons enfin les règles du jeu : ils roulent en principe à gauche, mais pas tout le monde connaît bien la différence entre gauche et droite ; une route de 2 voies est facilement utilisable par 4 voir 5 véhicules l’une à côté de l’autre ; si la route ou les ponts ont disparus par le mousson on passe dans les pampas ou dans la rivière ; les feux rouges sont strictement décoratifs, sauf présence d’un flic ; le plus grand à le droit de pousser tous les autres et il est interdit de ne pas claxonner pendant plus de 30 secondes. Pour le reste, tout est comme chez nous.
Après un voyage de presque 14 h de torture pour le dos, nous arrivons enfin au "Bir Resort Hotel" vers minuit.




Lundi 20 Octobre

Journée de repos après la calvaire d’hier. Nous nous installons, allons se balader dans le village et repérer vite le "Friends Café" ou la plupart des parapentistes prennent les repas. Et il y en a un packet, des parapentistes. Aujourd’hui se termine la manche du pré-coupe du monde avec à peu près 80 pilotes d’inscrites de tous les coins du monde (surtout beaucoup de russes).
L’après-midi nous montons pour la première fois à Billing, le site de décollage à 50 min. de Bir qui consiste en 2 décollages différents, le "déco normal" et le "déco russe" où nous nous installons pour faire un petit vol de reconnaissance vers 4 h de l’après-midi. Tranquille nous survolons des crêtes, des rizières et les plantations de thé autour de Bir. A l’attero il y a pas mal de monde pour la précoupe mais nous profitons du coucher du soleil pour la première fois. C’est magique et ça promets pour le reste de la semaine.




Mardi 21 octobre

La bande de 9 est motivé et après le petit déjeuner sous forme de pancackes banane et/ou chocolat chez Friends et des formalités administratives, nous montons le matin pour le premier cross de la semaine. Arrivé en haut les conditions ne sont pas encore là alors nous buvons le chai ensemble avant de monter sur le "déco russe" parce qu’il y a trop de monde sur l’attéro ’normal’. Tout le monde attend les vautours qui indiquent chaque jour l’arrivée des thermiques.

Jo décolle en premier vers midi et emmène Nono pour un supervol de crête en crête pendant des kilomètres vers Big Face. Marian, Tophe et moi se font un plouf, impressionné par le site, les conditions et les nombreux pilotes qui tournent tous dans le même thermique. Katleen par contre se motive pour s’entraîner dans les thermiques au dessus de la deuxième crête qui porte son nom depuis. Elle reste en l’air pendant plus qu’une heure et est ravi de ce premier vol. Comme Nono bien sur qui garde la banane pour le reste de la soirée.
Le soir nous mangeons chez Friends où Erwin / Alwin (nous arrivons pas à capter son nom), notre petit serveur / plongeur gagne de suite la sympathie de notre groupe.





Mercredi 22 octobre

Nous prenons l’habitude de se lever tôt, de prendre le ptit déj chez Friends et de monter vers les 10h. La montée prend à peu près une heure ce qui nous laisse le temps d’étudier les conditions météo en prenant le chai. Jo décolle vers midi et arrive à l’attéro peu après. Marian et moi n’osent toujours pas trop se mélanger avec la foule au dessus des crêtes, alors nous nous laissons emmener vers la plaine où les thermiques et les pilotes sont plus espacés et plus calmes.
Katleen commence à bien sentir les thermiques au dessus des crêtes et monte très haute au dessus du décollage. Les autres sont entretemps partis plus loin pour admirer les hautes montagnes et les paysages autours.
Le soir nous passons à "l’Art Gallery" au bout du village mais quand nous rentrons dans la cour, c’est fermé. La grand-mère (qui parle que tibétain et qui sourit beaucoup) et le petit-fils (qui ne parle pas) nous offrent le thé en attendant (la clef arrive dans 5 min.). 45 min plus tard, toujours pas de clef, le responsable est encore à Dharamsala. Nous revenons demain soir, promis.
Marian veut essayer le whisky local et les autres sont font pas prier pour venir prendre l’apéro chez Katleen et Marian. Le soir nous mangeons pour la première fois chez "La mémé", du riz, du dhal et du "chicken". Nous découvrons un lemon-tea parfait, une gentillesse et une générosité sans limites et des os de poulet inconnus au biologues d’aujourd’hui.



Jeudi 23 octobre


C’est le quatrième jour de vol et nous connaissons un peu mieux le site et les conditions aérologiques, la confiance augmente et nous nous préparons pour un cross.
Matt emmène tout le monde vers la "crête à Katleen" et continu après vers le temple rouge. Marian se fait un beau vol plein de thermique au dessus de la vallée et se pose comme une fleur en bas. Je n’arrive pas à suivre Matt et me pose sur une rizière à côté de l’attéro.
Les thermiques commencent à se déclencher autour de l’atterrissage pendant que les autres se dirigent vers "le golf" (un attéro au dessus de la quatrième crête). Nono, les Matts, Loïc et Jo atterrissent d’abord, suivi par Tophe qui se pose, sans une miette d’élégance mais également sans dégâts.
Katleen a fait le plus longue vol de sa carrière et les thermiques ont demandé beaucoup de sa concentration. Elle descend pour se poser en bas mais se fait mal à la jambe à l’atterrissage dans une rizière.






Vendredi 24 octobre

Pour récupérer de la fatigue et des émotions d’hier, la grasse matinée fait du bien pour tout le monde. Les petits déjeuners (plusieurs par personne maintenant, on dirait des hobbits) se prennent si tard qu’on pourrait pratiquement parler d’un bruch.
Katleen et moi restent en bas pour boire le thé, faire du shopping, fraterniser avec un couple russe très sympa et regarder les jeunes moines tibétains en train de jouer au foot avec un ballon de tissue. L’architecture des temples est impressionnant mais c’est surtout les dessins qui nous laissent bouche bée.
Les autres montent vers 13h30 et s’envolent à 15h quand les conditions sont plus calmes mais les thermiques encore présents. Ils font le tour de la vallée (le premier qui tourne ...) et se posent dans les rizières. La balade de retour à pied vers Bir les fait découvrir l’autre côté de la vallée et même une école où les écoliers chantent en choeur pour ces étrangers venus du ciel.
Le soir nous prenons le dernier apéro tous ensemble.



Samedi 25 octobre

Après le départ de Katleen nous montons tous pour faire un vol tranquille. Marian fait plusieurs transitions et essaie même d’aller jusqu’au temple rouge. Ca monte vraiment partout et Jo tente un cross. Après un joli vol dans la vallée à côté, il se pose dans un champ où il est de suiteright accueilli comme un héros par la moitié du village d’à côté. Accompagné par des dizaines de gamins, le "commandant" l’invite à venir boire le chai et l’emmène après en scooter vers la grande route.
Le soir nous avons réservé chez "la mémé" où le menu est toujours le même : riz avec chicken (dont nous avons des soupçons qu’il s’agit plutôt de mangoest, vu les os bizarre qu’on retrouve dans l’assiette) dans une sauce bien relevé, du dahl et des potatoes grillés. Toute la famille est supergentil alors ceux qui demandent encore un tout petit peu de riz se retrouvent de suite avec l’assiette de nouveau pleine. Exactement comme chez la grand-mère quand on était petit.





Dimanche 26 octobre

Les Matts, Loïc et Nono montent le matin et dans des bonnes conditions ils font un cross assez long vers l’autre côté des crêtes. Nono n’arrive pas à rentrer à l’attéro et se pose dans les pampas dont il rentre à pied. Jo, Tophe, Marianne et moi montent l’après-midi pour un vol tranquille du soir. Les thermiques sont doux et généreux et nous montons sans problèmes, même devant en pleine, au dessus des rizières et des villages. La lumière est subtile, les couleurs vivantes et nous en profitons pleinement. Quel site merveilleux, quel paysage magnifique et quel ambiance géniale. Nous sommes tous dans les nuages.





Lundi 27 octobre

Le temps n’est pas comme les autres jours : les nuages sont plus bas et nous attendons au décollage avec Flo, un copain à Matthieu. Quand les thermiques commencent à se former nous voyons avec de grands yeux comment une bande de russes fait décoller un camerade qui à la jambe dans le plâtre. Ils sont fous ces gars !!!
Tophe, Marian et moi (après une semaine nous avons pris un peu plus de confiance entre les autres pilotes) font le plein au dessus de la première crête et font la transition vers la crête à Katleen, Nono décolle un peu plus tard et à du mal à sortir. Le plaf et toujours bas et de temps en temps nous carressons les nuages. J’arrive à suivre Jo vers le temple rouge et en rentrant vers la crête à Katleen nous croisons Tophe qui y va également, c’est le point de rendez-vous pour la plupart des pilotes. Les conditions sont bonnes mais un peu turbulentes à droite et à gauche alors nous sommes tous concentrés à bloque. Marian arrive à bien sentir et chopper des thermiques et après un long vol nous (Jo, Marian, Tophe et moi) rentrons à l’atterrissage. Entretemps Matt et Loïc sont toujours au déco et Nono qui n’arrive toujours pas à sortir essaie de se poser en haut. Pris dans une turbulence pendant sa finale il atterri assez brusquement mais son ange gardien est bien en forme, alors plus de peur que de mal.





Mardi 28 octobre

Il y a du vent, Nono est un peu secoué et nous avons envie de voir un peu de culture alors aujourd’hui : journée de repos. D’abord le brunch, après Jo et Matt testent la moto de Flo (une Enfield, le Harley de l’Inde) et tombent en panne d’essence pendant que les autres font encore une fois le plein de T-shirts dans l’art Gallery. après une demie heure d’attente nous prenons le bus direction Baijnath, une site hindu sacrée. Le grand temple date du 8ième siècle et est superbement décoré avec des reliefs des dieux hindus, dont Ganesh, le dieu éléphant qui enlève toute obstacle.
Nous sommes arrivés en pleine ambiance de Diwalli (Le nouvel an et fête de la lumière de l’Inde) et il y a du monde dans les rues, des bonbons de toutes couleurs et des pétards qui explosent partout.
Le soir nous avons du mal à rentrer car le bus est plein à craquer. Complètement coincé, nous nous tenons aux crochets accrochés au plafond ou sont bousculés dans un coin et nous arrivons à Bir frippé et épuisé. Nous mangeons chez la mémé et le soir nous participons à Diwalli avec plein de pétards sur le toit de l’hôtel, en compagnie de quelques touristes swiss et un scorpion Indien. Happy Diwalli !!!!





Mercredi 29 octobre

Jo, Tophe, Marian, Nono et moi prenons un taxi le matin pour visiter Mc Leod Ganj, une ville à 2,5 heures de Bir où s’est installé le gouvernement Tibétain en exil. Le matin nous faisons surtout du shopping, les plus belles acquisitions étant les bols chantants qui ont enchanté Tophe et Jo. L’après-midi nous visitons des temples tibétains avec de sublimes dessins pleins de détails et des énormes statues de Bouddha. La visite du musée de Tibet raconte les persécutions des tibétains par les chinois et nous laisse un peu mal à l’aise. Heureusement nous terminons notre visite avec les meilleurs brownies de la ville et le chai au beurre typique de l’Himalaya, une combinaison inattendue pour dire le moindre des choses.