L’Andalousie 2011.

mercredi 1er juin 2011

Jeudi 7 avril 2011.

Nous, Jo et Els, partent avec Simon et Ebe vers le sud.

Vendredi 8 avril 2011.

On roule, on roule, on roule. Il fait de plus en plus chaud, on arrive en Espagne et descendons vers l’Andalousie. Le soir nous visitons Cadix, une ville sympa avec plein de petites places, une atmosphère convivial et des très bonnes tapas, gratuits. Le bonheur.
Nous dormons dans des tentes pour repartir tôt le lendemain.

Samedi 9 avril 2011.

Au début de l’après-midi, nous arrivons à l’aéroport de Malaga pour récupérer Griet et Olivier.
Après un saut vers la plage pour littéralement "se mettre dans le bain", nous accueillons Fabrice et partons vers El Gastor. Nous suivons rigoureusement les indications de notre guide espagnol "Maria" (le GPS), qui nous fait passer par des petites routes montagnardes, souvent très cortado (des grosses parties de la route défoncées ou même disparues), et nous arrivons vers minuit, épuisés.

Dimanche 10 avril 2011.

Le gîte, las Crespias, est magnifique et le propriétaire, Jurgen, très aimable.
Grasse matinée pour se remettre du voyage d’hier, suivi par une petite balade vers le lac à côté du gîte. Il fait beau mais il y a trop de vent pour voler.
L’après-midi, cours théorique sur l’utilisation du parachute de secours et repérage des atterrissages autour d’Algodonales, le mec du parapente en Andalousie.
A la fin de l’après-midi, nous montons vers le décollage poniente (ouest) d’Algo. Le vent commence à se calmer et quelques thermiques se déclenchent devant le déco. Les conditions sont idéales et tout le monde décolle, certains un peu plus facilement que d’autres, pour notre premier vol de la semaine. Pas si tranquille pour Fabrice qui se fait contrer par le vent et qui atterrisse en premier à plusieurs km du terrain officiel. Apero !!
Simon se pose bien mais était tellement concentré sur l’attéro qu’il a oublié de regarder le superbe paysage. Entretemps, Griet et Els profitent d’une petite butte devant le déco pour se faire un beau soaring du soir.
Olivier décolle en dernier et arrive, grâce au guidage de Jo, à monter au dessus du déco. Il se fait un joli premier vol et arrive à se poser juste à côté de l’atterrissage. Ses premiers mots : "Qui à déplacé cette attero ?".
Tout le monde est sain et sauf (Fabrice un peu fatigué après sa balade digestif) avec la tête plein de belles images et pour fêter cela on passe à Algo pour des tapas bien mérités. Olé !!

Lundi 11 avril 2011.

Le vent souffle dès le matin et nous montons, comme les locaux, vers le décollage levante d’Algo où nous sommes de suite décoiffés. Pas la peine d’attendre que ça baisse alors Jo décide de tenter le site de Montellano qui est plus abrité. Nous arrivons en premier au décollage haut où le vent est effectivement moins fort qu’à Algo. Tout le monde décolle pour un superbe vol thermique et dynamique au dessus des collines de Montellano.
Tout le monde arrive à sortir : Jo emmène Fabrice et Griet plus loin sur la crête et aussi Simon et Olivier tiennent longtemps au dessus du décollage. Nous restons tous sans problèmes plus d’une heure en l’air pour profiter du paysage sublime.

A midi nous mangeons à Montellano pour revenir au décollage du bas vers la fin de l’après-midi. Entretemps les autres parapentistes du coin nous ont rejoint et cela fait un beau spectacle de couleurs partout. A cause du vent qui s’est levé, tout le monde décolle d’en bas.
Fabrice fait le tour de la crête à une hauteur vertigineuse (il prend plus de 1000 m au dessus du décollage), Griet monte tellement haut qu’elle doit prendre les oreilles pour descendre à cause du froid et Simon se fait un beau long soaring le long de la colline. A un moment donné le vent se calme et Olivier et Els se font un petit plouf jusqu’en bas pour s’entraîner au décollages de précision.
Après une soirée tranquille au gîte, on voit que le vent commence à se lever de nouveau. Tout le monde au lit.

Mardi 12 avril 2011.

Le matin on prend le petit déjeuner sur la terrasse pendant que les pétales de muesli s’envolent de nos bols. C’est de suite claire qu’aujourd’hui il n’y aura pas de vol possible. Nous passons vers le site de Teba avec sa forteresse et son décollage très venteux.
L’après-midi nous visitons la vieille ville de Ronda avec son célèbre pont et ses autres trésors archéologiques. Avant de repartir on se fait plaisir avec une glace. Jo gagne le Jackpot avec sa coupe de ouf !
Nous rentrons tôt et se font un cours théorique sur les 360 engagés jusqu’à 1 h du matin. Pas étonné que les têtes commencent à tourner !

Mercredi 13 avril 2011.

Toujours beaucoup de vent et pas de vol possible à Algodonales. Nous partons dès le matin en direction de Grananda pour arriver à Cenes de la Vega vers midi. Nous prenons un parapentiste en stop vers le décollage qui nous donne une bonne adresse pour dormir ce soir.

Une fois en haut tout le monde décolle pour un vol tranquille avec des thermiques douces et larges. Nous volons au dessus de la crête avec les sommets de la Sierra Nevada derrière et la ville de Granada avec l’Alhambra en face. Fabrice prend 1200 m au dessus du décollage et les autres montent également bien haut et tiennent longtemps tout autour. Magnifico !
Vers la fin de l’après-midi nous montons une deuxième fois pour se faire un superbe vol du soir en toute tranquillité. La lumière est très douce et les paysages avec la neige derrière et les lumières de la ville devant laissent des souvenirs inoubliables.
Le soir nous goûtons pour la première fois le fameux "vino tinto de verano" un boisson à base de vin rouge et de la limonade, qui sera la découverte de la semaine.
Nous dormons chez le couple Theresa et Stepan qui viennent de retaper leur maison dans un petit village nommé Güéjar Sierra.

Pour remplir les estomacs de Nono et Olivier nous trouvons un bar à tapas encore ouvert à 23h du soir. En rentrant nous restons bouches bées, tellement il y a de la déco partout. L’intérieur ressemble à une cave avec une moto en plein milieu et aucun cm² des murs ou du plafond est laissé vide. Des cadres, des instruments, des outils, des chapeaux, des plantes etc. etc. etc.
Nous sommes accueillis par un petit bonhomme avec une grosse moustache qui semble sortir d’un dessin animé. Il nous confirme avec un gros sourire qu’on peut encore manger "sans problèmes". Il nous installe avec quelques olives et se fait engueuler 3 minutes plus tard par sa femme paniquée, ce qui nous laisse comprendre que la cuisine est fermée, le cuisto parti et le frigo vide. Complètement en colère elle se met à cuisiner et, miraculeusement, nous sort les meilleurs tapas de notre séjour en Andalousie avec des papillotes de poisson et des sandwiches de foie gras fait maison.
En même temps, le bonhomme qui s’appelle Malafolia nous fait un super "one-man-show" en espagnol avec une combinaison de mime, un quiz (où il interroge Fabrice sur sa connaissance des noms latins de la flore montagnarde Andalousien) et des histoires bizarres sur les objets dans le bar comme un bout de viande en pierre. Quel spectacle, quel menu, quelle soirée.

Jeudi 14 avril.

Vu les conditions minimales à Cenes le matin et les émotions de la veille on se fait une grasse matinée. On arrive au décollage vers midi et partons pour un plouf tranquille mais malgré l’heure les thermiques sont déjà au rdv et presque tout le monde se fait un beau vol. L’atterrissage n’est pas facile à cause des bulles d’air chaudes qui se déclenchent fréquemment autour mais tout le monde arrive quand même à se poser à l’attéro.
L’après-midi on descend vers la Herradura à la côte. Les conditions sont idéales et le petit site de 80m donne un rendement vraiment étonnant. La brise de mer est bien laminair et tout le monde tient facilement pendant plus d’une heure et demie au dessus des arbres. Le paysage est magnifique avec les rochers en dessous, les villas cachés dans les bois et la mer devant. C’est tellement doux en l’air que Griet en profite pour voler en lâchant les freins et Fabrice pour s’entraîner aux 360 au dessus de la mer. On se pose au coucher du soleil et partons à Almunecar pour récupérer Nono qui arrive en bus.
Au parking nous écoutons les répétitions des différentes fanfares pour la Semana Santa. La combinaison des grosses caisses avec plusieurs dizaines de cuivres nous donne la chair de poule. Quand Nono arrive enfin nous mangeons à "La Ventura" où un duo de musiciens nous offre un concert de flamenco pour terminer la soirée. Il nous reste que la tâche difficile de retrouver le nouveau gîte qui se cache au bout d’une petite route déserte et très raide.

Vendredi 15 avril.

Nous passons voir les plages d’atterrissages et font le premier vol sur le site d’Alfamar. Les conditions sont bonnes et nous survolons plusieurs crêtes avec quelques thermiques toutes douces, pour arriver presque tous sur la plage d’Almunecar après un vol tranquille. L’après-midi s’annonce moins bien avec plus de vent et le décollage qui se cache dans le brouillard. Jo y croît et l’équipe monte pour un déco "à la queuleuleu" comme chante frivolement maître Fabrice. Au moment où le brouillard se lève un instant, les décollages se suivent, pas toujours très fluide, mais tout le monde se fait un beau vol du soir quand même. Le ciel se dégage complètement et on se pose en douceur sur la grande plage.
Nous passons à Almunecar pour un tinto de verano avec des tapas gratuits. L’appel du ventre reste important pour certains et par hasard nous trouvons le meilleur restaurant de la ville. Les plats sont merveilleusement bon mais en fin de compte plus personne n’a vraiment faim et nous rentrons avec plusieurs doggy bags pour le lendemain.

Samedi 16 avril.

Jo et Els emmènent Griet et Olivier à l’aéroport de Malaga et découvrent que le Boxer à un gros problème de turbo et risque de tomber en panne bientôt. On se croise les doigts pour les jours à venir et la journée finit avec un jeu de Citadelles pour remonter les esprits.

Dimanche 17 avril.

Grasse matinée, nous laissons Nono et Simon avec leurs voiles à la Herradura et filons de nouveau à Malaga pour déposer Fabrice et récupérer Bert, Bart, Gert, Wim et Johan.

Lundi 18 avril.

Le matin nous montons à Alfamar mais le vent est très fort et nous descendons presque immédiatement, laissant un couple d’Allemands sur le déco pour attendre. Nous nous dépêchons à la Herradura pour se faire un joli plouf pour commencer la semaine. Nous mangeons à la plage et remontons à la fin de l’après-midi de nouveau à Alfamar quand le vent commence à baisser. En montant nous croisons les Allemands qui descendent enfin, en disant qu’il pleut en haut.
Jo ne se laisse pas décourager et on monte sous la pluie au décollage, sous les yeux incrédules de l’Allemand qui est revenu. On se prépare pour un deuxième décollage à la queuleuleu qui part en trois fois, suivi par l’Allemand qui s’est quand même remotivé. Tout le monde se fait bien contrer par le vent et arriver à la grande plage devient impossible. Des options différentes sont prises et l’équipe se retrouve complètement éparpillée sur les différentes petites plages à côtés d’Almunecar.
Sur la première on retrouve Gert, Bart et Johan, qui s’est mouillé jusqu’aux cuisses. Pas parce qu’il a atterri dans la mer mais parce qu’il a dû secourir l’Allemand qui sinon se serait noyé en se faisant traîner dans la mer par sa voile. Il remercie Johan pour son héroïsme et le met sous la douche de plage avec sa voile et tout ses vêtements. On le surnomme "Fonze l’éponge" à cause de son apparente amour pour l’eau.
Sur la deuxième plage Nono à atterri les pieds dans l’eau mais sans mouiller sa voile, et Simon s’est posé sur les rochers entre les 2 plages. Après la récupération de Wim, Bert et Jo qui ont réussi à atteindre l’avant dernier plage, on remonte de suite au décollage (sans Fonze cette fois) où le vent s’est calmé. On se fait tous un beau vol du soir, certains arrivent à tenir un peu et on fait le plein de belles images pour finir cette superbe journée bien mouvementé.

Mardi 19 avril.

Il y a du vent déjà quand on se lève alors pas besoin de se dépêcher. Les plus courageux (ou qui ont le moins de bon sens) se jettent dans l’eau glaciale de la piscine pour se réveiller. Après le petit déjeuner et le ménage on part en direction de Grananda où on se pose sur l’atterrissage pour attendre que le vent baisse.
Pas de chance aujourd’hui. Après une session de gonflages sous rafales on part en ville pour visiter le vieux centre de Granada mais la Semana Santa nous rattrape. Des dizaines de milliers de spectateurs se bousculent tout le long d’un parcours de plusieurs km pour regarder la procession qui passe. Des autels avec le Christ, des statues de la Vierge, des cierges énormes défilent devant nous, accompagnés de fanfares déchainées et de bonhommes déguisés en ... sac à frites pourpres. Nous admirons l’organisation d’une prise de virage délicate mais astucieuse et passons aux choses sérieuses.
On fait un tour de 4 bars pour apprécier la tradition des tapas gratuits qui sont tellement célèbres à Granada. Bien sûr que les tapas viennent que en accompagnement d’un boisson, cela va sans le dire. A la fin de la tournée tout le monde est convaincu que cette tradition mérite d’être adoptée dans les autres pays civilisés.

Mercredi 20 avril.

"Something is going to happen today, I don’t know what, mayby rain, mayby sunshine, but it will happen today !" nous confie Stépan mystérieusement quand on part. Et il a raison !
Ce matin on fait un premier vol à Cenes de la Vega avec des conditions qui changent très vite. Johan et Bert décollent en premier mais ne trouvent pas grand chose. Ils cherchent un peu devant le décollage mais descendent relativement vite. Au moment ou Bert se pose, les premiers thermiques timides commencent à se déclencher, ce qu’il annonce à la radio. Et oui, les autres en profitent mais certains se laissent également coincer. Nono et Simon montent bien haut mais se font secouer en même temps. Els cherche à descendre et se pose volontairement entre les oliviers pendant que Wim arrive à atterrir au bord de l’autoroute.
Le vent se lève et quand tout le monde s’est bien posé, on part à Granada pour une visite à l’ancien quartier maure de la ville. Nous flânons dans les souques comme si on était à Marrakech et mangeons dans une cave en pure style romantique "mille et une nuits". Nous prenons le temps pour profiter de l’ambiance mais sont quand même obligé de courir à la fin pour récupérer la voiture avant que le parking et les rues autours sont de nouveau bloqués par les processions de la Semana Santa.

Vers 19h le vent baisse et nous arrivons de nouveau au décollage pour un très beau vol du soir. Des couleurs douces illuminent les sommets de la Sierra Nevada derrière et baignent la ville en face dans une lumière féerique. Toute l’équipe monte bien haut et les conditions sont optimales pour tenir partout en toute tranquillité. On se balade à droite et à gauche et profite pleinement de cette soirée sereine.
Arrivé en bas Jo motive tout le monde pour remonter pour un dernier plouf avant le coucher du soleil. C’est une course contre la montre pour monter et les préparations se font à toute vitesse. Avec un léger vent arrière tout le monde cours comme des fous pour un décollage à la queuleuleu sans faute. Les lumières de Granada brillent à l’horizon contre la lumière rouge du crépuscule, qui disparaît petit à petit. Tout le monde arrive sain et sauf en bas, juste avant que le soleil se couche. Après ce dernier vol mémorable, nous partons en direction d’Algodonales.
Something happened today !! Il le savait, ce magicien Stépan.

Jeudi 21 avril.

Dès le matin il pleut et il y a beaucoup de vent. Notre seul espoir de voler est le site de Vejer de la Frontera où le vent devrait baisser selon les prévisions. Mais la météo ne veut pas coopérer et le vent reste fort, voir très fort, avec des averses de temps en temps. Nous passons alors à Conil de la Frontera où les kiters se laissent aller. On y retrouve le soleil mais pas d’endroit volable aujourd’hui.
Le soir nous passons à Cadix, une ville côtière avec une atmosphère convivial et plein de petites places sympathiques.

Vendredi 22 avril.

De nouveau pluie et vent dès le matin. Après la grasse matinée nous partons vers la ville de Ronda, berceau de la tauromachie, pour une visite touristique de son pont et de ses trésors archéologiques. Après le ménage le soir on se couche tôt parce que la nuit s’annonce courte.

Samedi 23 avril.

Debout à 3h00 du matin. Départ à 3h30. Arrivée à l’aéroport de Malaga à 5h30 pour le départ de Nono à 7h. Gert, Bart et Wim partent un peu plus tard et le reste de l’équipe (Bert, Johan, Simon, Jo et Els) se fait une sieste sur la plage de la Herradura pour récupérer un peu avant le grand retour.
Après une semaine de temps médiocre il fait super beau aujourd’hui alors on en profite pour faire un vol de 2 heures en soaring au dessus des rochers et de la mer de la Herradura. Un magnifique vol pour terminer ce stage d’anthologie.

Pendant ces 2 semaines en Andalousie nous avons fait des très beaux vols mémorables, nous avons bien mangé (et dû boire pour avoir droit à des tapas bien sûr), mais comme le dit Fabrice "Le plus important, c’est qu’on a bien rigolé." Et rigolé on a, tous les jours et en grosses quantités !! Olé !

Plein de belles photos de notre aventure ici